
Ces Actes de la Journée « Xénophobie et Hospitalité » qui s’est tenue le 4 mai 2023 dans le cadre de la campagne d’éducation permanente 2023 du Centre d’Action Laïque intitulée « Les extrémismes, notre prison », constitue une trace écrite des interventions et des discussions. Au regard de la richesse du contenu et des échanges, il se trouve être un potentiel support pédagogique concernant les thématiques traitées. Un travail d’édition a été réalisé afin d’en faciliter la lecture.
Pour accéder au.pdf des Actes, cliquez-ici ou sur l’image.
Avec Julien Chanet (Modération, Bruxelles Laïque), Julien Truddaïu (Modération, Bruxelles Laïque), Rachid Bathoum (Modération), et par ordre alphabétique : Pascale De Ridder, Martin Deleixhe, Édouard Delruelle, Aurélia Michel, Edgar Szoc, Nicolas Lebourg, Alain Policar, Carole Reynaud- Paligot, Caroline Sägesser, Joan Stavo-Debauge, Jasper Van Assche.
Jeudi 4 mai 2023, à la Tricoterie (Bruxelles).










À lire ensuite

Éditorial — Stupeur et soulèvements
Ariane Hassid
Face aux bouleversements multiples qui marquent l’évolution du monde, la stupeur ne doit pas nous immobiliser.

Stupeur et soulèvements
Bruxelles Laïque Échos
Dans le langage ordinaire, la stupeur est un état de choc ou de sidération morale qui rend physiquement inerte. Être stupéfait se traduit par être bouche bée. Or, l’évolution des mutations géopolitiques qui pèsent sur nos démocraties est d’une ampleur telle que la stupéfaction devient une réaction normale. « L’état de nature » et la loi du plus fort qui caractérisent les relations internationales contraignent nos États à se militariser, ce qui engendre nombre de conséquences néfastes pour nos libertés individuelles. C’est justement pour ces raisons que nous devons nous mobiliser collectivement. Cette édition du Festival des Libertés se veut une invitation à réfléchir aux modalités des soulèvements nécessaires à l’élargissement des solidarités et des droits fondamentaux.

Fenêtre d’Overton : comment l’extrême droite devient-elle acceptable ?
Adam Gigan
Il y a des événements qui nous choquent parce qu’ils semblent dépasser une limite. Et puis il y a ceux qui nous interrogent parce que, précisément, cette limite semble avoir disparu. Le 17 février 2026, l’Assemblée nationale (France) observait une minute de silence en hommage à Quentin Deranque, jeune homme de 23 ans mort quelques jours plus tôt à Lyon après une violente altercation. La présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, déclarait alors : « Personne ne devrait mourir à 23 ans. Personne ne devrait mourir pour ses idées »,1 avant d’appeler les députés à observer une minute de silence. Personne ne devrait être tué pour ses opinions, ses engagements ou ses convictions. Mais cette évidence ne suffit pas à épuiser la question. Car Quentin Deranque n’était pas simplement un jeune homme pris au hasard dans une rixe. Les enquêtes publiées depuis sa mort ont documenté ses proximités avec différentes composantes de l’extrême droite radicale : milieux identitaires, nationalistes-révolutionnaires, Action française, Academia Christiana ou encore Némésis2.


